Des frappes aériennes américaines et israéliennes contre l'Iran déclenchent un conflit et perturbent le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.
Aux premières heures du 28 février, heure locale, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires coordonnées contre le gouvernement iranien, ciblant des installations militaires et nucléaires iraniennes. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et plusieurs hauts responsables du Comité de défense ont été tués lors de ces attaques.
L'Iran a rapidement riposté en tirant des missiles et des drones sur des bases militaires israéliennes et américaines dans la région du Golfe, des frappes touchant plusieurs pays, dont le Qatar et les Émirats arabes unis.
Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a averti que des attaques contre des installations nucléaires pourraient provoquer des fuites radioactives, nécessitant des évacuations massives des populations dans les zones iraniennes touchées. Le conflit a eu l'impact le plus important sur l'approvisionnement énergétique mondial, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz étant quasiment à l'arrêt. Point de passage stratégique pour l'énergie mondiale, ce détroit voit transiter quotidiennement environ 15 millions de barils de pétrole brut et autres produits énergétiques, soit 20 % de la production pétrolière mondiale. Suite à l'interdiction de passage imposée par l'Iran, les assureurs ont retiré leur couverture contre les risques de guerre, contraignant les pétroliers à mouiller au large du détroit. Selon un analyste de Kpler, le trafic dans le détroit avait chuté de 75 % samedi.










